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  • : L'hypocrisie est le mode de pensée des rapports sociétaux au pouvoir.

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Mardi 9 septembre 2008

Oui, mais pas seulement.

 

Visez le sous-entendu. Il ne s’agit pas de se repaître du cliché suivant lequel le tertiaire est la nouvelle consolante des secteurs agraires et industriels. Cela est vu depuis longtemps. Rappelons au passage une de mes thèses selon laquelle le tertiaire représente le royaume du non-travail. Mais ce n’est pas là l’idée que je tiens à développer.

 

Petit rappel étymologique : « De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIème siècle), du bas latin (VIème siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ». La racine trav provient de trab, trabis : « poutre ». » Cela entend évidemment que le travail comporte une valeur négative. Mais au sein de la modernité postindustrielle, caractérisée par l’essor du tertiaire (et donc du non-travail au sens de la production de biens de consommations, accroissement de la productivité oblige), le travail doit faire montre d’une valeur positive pour trouver acquéreur.

 

Le travail est au croisement de tous les concepts au sein de la société moderne et médiatise de ce fait toute pensée d’ordre politique ou sociologique ; évidemment, il ne s’agira pas dans cet article de revoir l’ensemble des déterminismes qui s’y rattachent. Le travail (tertiaire) nécessite, au sein de la répartition actuelle des forces de travail, l’adhésion positive du travailleur au sein de son poste. Ce sont les valeurs positives axées sur les compétences (ô sacrées saintes compétences de rien couronnées par les agrégations des études supérieures !) qui font la correspondance entre le CV (concept signifiant l’intégralité des valeurs positives de l’homme au sein de la charge qu’il cherche à occuper) et l’homme… qui doit travailler. Le travail, qui était donc un fardeau, est presque devenu une récompense pour l’homme civil qui a accepté à torts et à cris les charges supérieures incombant à la superbe de son poste.

 

L’hypocrisie est la détermination subjective de l’homme au sein de la société. Ce n’est pas nouveau ; par définition, la société est la perversion de l’homme qui agit au sein d’une sphère qui préside à son comportement. La sphère est celle du voisinage qui porte un regard, le qu’en-dira-t-on et tout ce que vous voulez. Cette société qui pousse l’homme à agir tel qu’il ne le ferait pas si cette sphère ne fût pas aussi présente est une perversité axant l’agir sur des valeurs négatives. Ce qui n’entend pas qu’il n’y ait pas de valeurs positives de certains postes, dans lesquels les hommes s’éclatent en accomplissant les charges qu’ils aiment. Mais pour préserver l’hypocrisie ambiante (et non reconnue comme telle, constitutive du phénomène de progrès), l’homme doit démontrer des valeurs positives au sein de son adéquation avec le poste qu’il brigue. L’homme doit prouver ce qu’il peut apporter à l’entreprise, l’homme doit montrer les valeurs positives qui le font correspondre avec sa charge.

Par pseudonymes1 - Publié dans : Herméneutique
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Commentaires

Inutile de tenter de réfuter le bien-fondé de la thèse de départ...la travail crée en effet une structure sociale plus ou moins reconnue comme telle. Toutefois, il est "naturel" pour l'être humain, comme pour tout autre animal, d'avoir des activités visant à assurer sa survie. La pyramide de Maslow offre une représentation intéressante de la progression de la satisfaction des besoins élémentaires, celui de la socialisation étant le troisième niveau de la hiérarchie, c'est à dire celui qui est adressé dès que les bases sont couvertes. Ce que Maslow cependant ne prend pas en considération est l'inflation artificielle et exponentielle créée par notre sacro-sainte société de consommation où les désirs sont souvent confondus avec des besoins essentiels. Se vacciner requiert en premier lieu de contrôler les désirs, et en deuxième lieu de se "détacher" du système. En contrôlant les désirs, on se sèvre de tout phénomène de dépendance ce qui permet alors d'accomplir les activités nécessaires à une simple flottaison et seulement ces activités là. Travailler devient alors une hygiène routinière, ni plus ni moins déterminante que dormir, manger ou forniquer.
Commentaire n°1 posté par @ude le 10/09/2008 à 04h26
Un tres court commentaire pour vous, monsieur H (dont la devise restera a jamais : "ne faisons rien, mais faisons le bien..."). Lecture de votre blog est-elle consideree comme du travail pour tout erudit qui tombe sur ce site au hasard d'une recherche d'images pornographiques, voire religieuses?
Commentaire n°2 posté par monsieur Greg le 10/09/2008 à 01h26
travail: du latin tripalium, instrument de torture. voilà, tout est dit, le sujet est clos.
Commentaire n°3 posté par gmc le 10/09/2008 à 01h15
C'est clair que ce nouveau blog en musique est totalement génial ! le texte reste du même talent mais moins apprêté ce qui lui fait gagner en pertinence. Bravo pour cette belle mise en forme ! Et au passage, je suis contente que tu ailles bien ! Au plaisir de te lire, Annelise
Commentaire n°4 posté par annelise le 09/09/2008 à 21h00

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