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  • L'hypocrisie est le mode de pensée des rapports sociétaux au pouvoir.

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 14:25

La publicité est immatérielle par essence et exprime à merveille la facette coupable de la société moderne. Sous prétexte que la publicité fonctionne en tant qu’accélérateur des rapports économiques, on admet que la publicité est bonne. Le problème est la perception de la publicité en tant que véhicule transportant des valeurs qui sont dépossédées voire volées au produit en soutien. La publicité est une image posée sur un produit en charge de faire saliver le badaud innocent. Les bannières fleurissent partout et les pages inondent les pauvres écrans contaminés par les virus modernes de la mauvaise parole. Le problème est cette destitution des qualités fondamentales du produit, s’il faut qu’il ait recours à une publicité pour se fendre. Il faut prendre conscience que la seule publicité tangible pour Renault, c’est une voiture Renault qui roule dans la rue. Et identiquement pour un livre ; la publicité pour ce livre, c’est le livre lui-même dans les étals de merde en bas de chez soi. La publicité d’un livre, c’est le livre qu’on lit ou qu’un autre lit à notre place, et non la prédigestion fastidieuse pas les attachés de presse, mettant la clé sous la porte si les cochons ne se bourrent pas le groin dans les porcheries civiles. La seule image positive de la publicité est l’usage visible du produit, ce qu’un autre peut encore appeler la satisfaction client. Les publicités visuelles et sonores sont les substituts immatériels à la physique du produit, servant de symptôme permanent à l’immatérialisme de nos rapports sociaux. La publicité se monte progressivement en épingle et la nuit des publicistes attirent l’attention, comme intronisation de ce superbe secteur sous le dôme de l’Olympe, et l’on vient à admirer l’humour déployé en totale disproportion avec la merde qui est à vendre. Voilà ici un écart de conduite.

 

On a admis que la publicité avait changé de nature et ne s’occupait plus de vendre un produit, mais rappelait au consommateur imbécile de l’acheter ; d’aller faire les courses. Cette image aphrodisiaque du produit qu’on brocarde sur toutes les pancartes (au-delà de la pollution visuelle qu’elles représentent) participe au cercle vertueux de l’économie, et indirectement provient de la culture du jardin à billets par les riches. La publicité est un accélérateur à la consommation, et voilà que tous les publicitaires justifient le piètre travail qu’ils font de nos écrans brimés sous des monceaux de niaiseries seins presque nus. La publicité est la mise sur des rails des caddies de la ménagère et de tous les bobos écervelés. La publicité participe de la fantasmagorie collective autour des mêmes valeurs de consommation et participe à la reproduction des mêmes schémas de pensée. La publicité, en ouvrant le tiroir des produits au pouvoir et des derniers lancements débiles, attire l’œil des tristes suiveurs sur les nouvelles colorations de l’emballage. La publicité sert et ressert les mêmes bilans des mêmes grandes entreprises et le cercle vertueux de l’économie embrasse les cases somptuaires des bilans labellisés en bourse. La publicité nie toute faculté de jugement à l’individu, puisqu’elle met à la place du jugement autonome la sensation en réponse à des stimuli externes. La publicité reproduit sur tous les marchés étiquetés les mécanismes navrants de la reproduction du même, et la société offre avec la publicité la première image de l’économie qui tombe sur nos épaules.

 

L’auto-entretien des rapports du même est particulièrement vrai en matière de publicité, où les publicitaires ne comptent pas tant sur leurs propres publicités que sur celles de leur voisin. Prenons l’exemple du film du dimanche soir (qui, au passage, a quasiment disparu). Personne, de chez personne, ne regarde les publicités au milieu de la coupure… Voilà qui est indisputable, par contre : tout le monde se paye les pubs du voisin au moment de zapper… Les publicitaires comptent sur les pubs du voisin pour inviter les spectateurs de la chaîne concurrente à lorgner les images infectieuses de la coupure. Alors, on nous dit (évidemment) que la publicité est utile car elle a un rôle subliminal… C’est-à-dire que, non seulement les publicitaires admettent et reconnaissent que les spectateurs ne regardent pas la publicité, mais puisqu’elle a un rôle inconscient de manipulation des grilles individuelles du choix, elle a une valeur positive à la vente.

 

La publicité est l’expression plénière du libéralisme économique invisible, qui traîne ses caisses dans la péremption de leur surproduction inquantifiée, et qui parvient à juguler sur un même marché de l’image les sornettes des uns et des autres. Mais attention, la pub Coca est superbe, la pub HP superbe, etc. La valeur esthétique de certaines publicités n’est pas à remettre en question ; mais cet esthétisme ne justifie pas les décilitres d’images qui pissent sur nos écrans écroulés depuis une source de jeunesse économique.

 

Vous avez quand même bien dû observer que Rolex ne fait pas de pub… Avez-vous le souvenir d’une pub Ferrari à la télé ? Croyez-vous que Dassault vende ses avions à la télé ? Une pub de la Cogéma peut-être ? Non, la publicité est le royaume qui s’adresse au particulier, en le prenant pour un portefeuille ambulant. Et je ne parle pas du B-to-B qui n’a rien à faire sur la couverture des magazines ignorants, de type Vanity Fair ou Match. C’est l’empire où les pauvres sont achetés pour reproduire la sempiternelle tyrannie des puissants. C’est la médiatisation visible du produit du pauvre… On n’a jamais vu BMW faire de pub pour la M5… La publicité est l’image faite au produit populaire, bornant le pouvoir d’achat du pauvre à ce qu’il voit à la télé, sans avoir même l’idée de pouvoir ni de vouloir aller voir ailleurs. Les produits nobles n’ont précisément pas besoin de publicité, puisque ce sont les riches qui sont en situation de demande. Les produits aristocratiques laissent les aristocrates venir à eux, par pulsion esthétique, par vanité sociale… Les produits de la télévision sont les saloperies qui régulent le marché de la consommation pour les pauvres, qui n’en ont pas conscience. Masses qui est êtes dans votre canapé, levez votre cul ! Dans le cas des produits populaires, le nombre de leur production est tel que ce sont eux qui cherchent à trouver un acheteur et la fantasmagorie publicitaire se charge de nous en donner l’envie. Il n’y a pas de produit rare qui se vende en masse, et il n’y a aucune fierté à trouver en possédant le produit de Monsieur-tout-le-monde. La richesse au pouvoir exécute l’empire des pauvres en leur plaçant des œillères et en les nourrissant de l’espoir d’une opulence. Les riches endormissent les complaintes existentielles au moyen des mécanismes pendulaires et inlassables qui sonnent l’alarme pour aller au métro.

 

Mais l’opulence est relative et seule l’égalité est absolue. Ça peut changer.

 

La publicité est le moyen subliminal des riches pour manipuler le pouvoir d’achat des pauvres et la tyrannie de la reproduction des schémas de puissance a trop fonctionné pour ne pas pouvoir entrer en décadence.

Par pseudonymes1 - Publié dans : Sociologie politique
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 12:56

1
Infinitude des projections individuelles dedans et à travers l'histoire
Parcellisation infinitésimale des moments de vérités stroboscopiques
Dissémination schizophréniques des possibles subissant les mutations holographiques
Déroute centésimale des esthétiques nouvelles devant l'incertitude d'une fin de l'histoire
2
Possibilité subconsciente de la métaphysique du non-sens historial incrusté dans son développement
Évidence quotidienne du processus identifié de l'Éternel retour du même relié à nos vies
Empathie galopante des déterminismes historiques avec les figures traversées
Déroulement du papyrus cognitif depuis le nez de Cléopâtre en mutation originelle
3
Multiplication outrancière des infinis possibles thermoconduits en miniaturismes
Invisibilité des sphères de la vérité roulant sur l'aiguille de l'horizon
Questionnement infini de la démarche holistique combattant les éclats de l'atomisme
Querelle sectaire des Anciens et Modernes au sein de la constante du Tiers Exclu
4
Échauffourée sociétale de l'homme qui regarde son prochain pour creuser ses rides
Lecture enfantine de la belle parure sur les traces d'un corsage ouvert à l'appétit
Adolescence roi des rébellions utérines qui coupent le cordon de leur attachement au siècle
Autonomie de l'homme gagnée à la sueur d'un simple baiser qui ouvre une haleine d'amour
5
Énucléation du principe de responsabilité devant la déroute des vivants morts-nés
Mise à rebours des vérités historiques sur le paravent des grandes dissimulations nocturnes
Infraction des invisibles sur les sphères écornées par les diamants taillés de la vérité
Puissance non évanescente des fourmis invisibles en travailleuses de l'ombre
6
Reproduction historiques des rapports constants de domination entre les classes inconscientes
Antithèse des contre-pouvoirs se déjouant des vieux rôles dépassés par la sexualité
Affirmation totalisante des mécanismes sociétaux au sein d'une dimension holistique
Publicisme constant à l'attraction des regards pour détourner les existentialismes conscients
7
Essor de la modernité dans la conscience populaire des bouleversements métamorphiques
Débordements constants et ressacs des esthétiques sur les remparts de la société
Création des normalismes en fabrication reproductive des chaînes d'airain de la propriété
Dispersion des imaginations de liberté au sein des schémas sociaux en rupture de l'ego
8
Graphiques millimétrés des pressions sociales à la courbure parallélépipédique de l'ego
Conscience subreptice de la notion de moi entre affinité psychologique et familiarité
Développement des éthiques individuelles surfaites à la borne des valeurs morales
Construction de chacun autour de la reproduction du même sur les hasards de la vie
9
Instantanéité reproductive des microcosmes sociétaux au sein des bulles de l'intimité
Emmerdement maximalisé des confrontations égotiques sur les pelures historiennes
Auto-conviction des contre-logiques vers l'anéantissement inaltérable de l'intersubjectivité
Foudroiement inquestionnable du sens ininterrogé sur les raies précipitées d'un jour ancien
10
Repliure narcissique sur les endomorphismes métahistoriques de l'Enquête d'Hérodote
Joute millénaire des sentimentalismes de la gloire entre amour, jalousie et vengeance
Constriction concaténée des symboles de la foi morigénés aux détours de l'insuffisance
Versants versatiles des amours-propres recroquevillés dans les tréfonds de la vanité
11
Fécondité inlassable des stigmates incoagulés de l'insatisfaction technologique
Transfert de la vitesse absolue sur les lèvres pourléchées de l'omniprésence
Détermination subconsciente des vérités paradisiaques en perfection de l'âme
Religiosité terminale des complexes métaphysiques irrésolus par la sagacité
12
Épopée confondue sur les parois de la grande genèse humaine à l'évidence des ascendances
Fictionnalité possible des histoires confondues depuis la Guerre de Troie où meurent les héros
Exaspération de l'esprit devant les morts sous les baïonnettes de la reproduction tyrannique
Récréation de l'esprit au-devant de toutes les sociologies galopantes et universalistes
13
Abstraction constante de tous les déterminismes vers les mouvements démographiques
Antériorité antérograde des déterminismes géographiques et célestes sur les hommes
Polythéismes naturels sur les façades de nos crânes polis par le fouet de l'obéissance
Abrogation de la moralité devant les rites sacrificiels où le sang coule de ses pleurs
14
Fixation métastatique de la métaphysique unipluridisciplinaire sur la sphère éthique
Invitation de la sphère politique à la reconnaissance de l'homme codé au civil
Supériorité historique des notions de la législation sur les concepts ontologiques
Au-devant d'une herméneutique générale de l'homme et du sexe qui l'encombre
15
Dimension passionnelle des querelles intellectuelles au sein du cocon embryonnaire
Fœtus en mouvements dans le placenta dialectique d'un monde encore liquide
Âme eucaryote en réponse aux stimuli externes pour lâcher le premier cri existentiel
Relativisme des grandes philosophies aux immenses esthétismes de l'âme de beauté
16
Plasticités du vide au-devant des embarras du néant manipulé par l'être
Hyperréalisme techniciste des reproductions du réel aux duplications du même
Confort sensitif appuyé sur les mécanismes spatiaux de la divination du vide
Démangeaison des affres de la cognition au-dessus des coquilles dépouillées
17
Matérialisme didactique et efflorescence d'un toucher de savoir sur de pourpres prunus
Considér-action ectoplasmique des influences du monde sur la fabrication des phénomènes de pensée
Bulle de vide soufflant quelque légitimité aux idées nomades de l'homme rêveur
Ouverture de l'existence devant les jambes des putains d'Amsterdam aux langueurs océanes
18
Relativisation aléatoire des bien-fondés historiques aux lectures des chaires disciplinées
Explication outrancière des logiques infernales comme des mares de café sur de beaux nénuphars
Stagnation imperturbable des eaux boueuses de la raison dialectique sous les lourds paquebots
Extinction naturelle des grands diplodocus devant les microbes invisibles du progrès chlorophylle
19
Photosynthèse solaire en vue de l'immortalité contre les dégradations gazeuses du corps
Vieillissement prématuré des jugements coincés dans les vides synaptiques
Inconduction neuronale des vitesses préemptives de la vérité écorchée par la moelle
Oxydation moléculaire des joies de vivre inféodées aux rires inchirurgicalisés
20
Tectonique des profondeurs aux confins de la surface piquée par l'aiguillon des cimes
Inaltérabilité des frottements inspatiaux remués par le déterminisme géologique
Conditionnement humain à l'aventure spatio-terrestre des géographies épongées
Graphisme écartelé des territoires en constante reposition vibratile
21
Détermination subconsciente des lois dynamiques de l'esprit humain en fin de l'histoire
Equilibrium incertain frappé entre la décadence et les chutes du progrès inaventuré
Inquestionnabilité des vérités tangibles du divin égaré sur les astéroïdes impériodiques
Frictions tentaculaires des nécessités apodictiques au-dessus des sensibilités énamourées
22
Explosion contingente du chaos primordial à la dénomination du Big Bang
Recombinaison magique des atomes renauyotés à l'Univers tissé d'une seconde
Des années-lumière d'exposition pour nourrir d'ardence les premières cellules de vie
Polymodalité des sciences explicatives vers une astrophysique des cordes
23
Primauté d'un déterminisme primaire à la réservation pathologique du divin
Réservation des vérités ontologiques aux concepts inexistants de l'inconnu
Rapprochement centigrade du mercure auprès des horizons démagnétisés
Inversion des échelles de valeurs sur les aspérités auréolaires d'ailleurs
24
Expectatives nouvelles de l'humanité inféodée au spectaculaire déconstructif
Remplacement des rectos nord-historiques par les versants à l'adret de l'actualité
Bombardements anarchiques des insolites sur les îlots de la démonstration
Dérapage de l'inconnaissable au dos des infrastructures d'empires cognitifs jaloux
25
Cardio-vascularité des impressionismes picturaux en repellicularisation du réel
Refibrillation des membranes apoplexiques par les sangsues de la quotidienneté
Envahissement puis liquéfaction du bonheur depuis des rodomontades convulsives
Effritement des mosaïques millénaires sous les shrapnels obusiers
26
Militarisation invisible du réel hiérarchisé au comportementalisme libéral
Redressement positiviste des historialismes aux nouvelles herméneutiques
Flux chaotiques de tous les possibles glissant sur les siècles instantanés
Mainmise imprenable sur les manufactures du réel manipulé par les manuels intellectuels
27
Appropriation de l'histoire par les anciennes sciences-fictions chamboulées
Clignotement oculaire de la foi battant d'un cil sur les territoires de la commisération
Recoloration des iris fibreux à partir des spectres photoluminescents du jour
Annihilation des contre-pouvoirs dans la doublure cryogène de l'espérance seule
28
Métamorphoses du réel évidé sur les patinoires verbales de la grandiloquence passée
Monstrueusement parcellaire s'intertextualise une littérature atomisée
Imaginant tous les syntagmes latinistes depuis une dérivation posthistorique
Marginalisation des incultures sur les socles rayés où meurent les infortunes oubliées
29
Incroyance en la disparition d'une pensée poétique par la furtivité du baiser
Dissémination des droitures sur le fantasme des galbes de puissance
Les prothèses du plaisir en lieu et place des hanches féminines du désir
Spermatogenèse multiprogrammatique des cybervirtualités en vieillissement
30
Poétisation des ensembles théorisés relativisés aux néants imparfaits
Restant alcoolisé de la divination aux volutes suspectes de l'insondable
Évaporation solaire des excipients à la nuance des principes actifs
Sérénité cervicale d'un regard de béatitude aux combles du non-sens

Par pseudonymes1 - Publié dans : Poésie
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Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /Sep /2008 01:02

La condescendance affichée par les dirigeants pour saluer leurs ouvriers témoignent d’une gêne imbécile… L’homme médiocre fait des études pour se mettre à l’abri des conditions populaires de l’asservissement… Rares sont les hommes qui ont fait des études pour les valeurs positives de leur propre apprentissage… Et le label certifié ou agrégé des fins de semestre sert à tamponner les lignes du CV, à la petite semelle des attentes de mieux. Il m’apparaît évident qu’à l’ère postmoderne où le travail n’existe déjà plus, le chômage est entretenu pour divertir le marché de l’embauche et faire valoir le travail auprès de ses tenanciers. L’absolutisation du CV comme moyen de recrutement, au-delà de répondre au souci pragmatique correspondant à la découverte du parcours d’un homme, pose tout de même le problème de ce dont il est composé et des fantasmes entretenus par les recruteurs au sujet des labels qu’ils lisent et qu’ils revendiquent. Le fantasme de la ligne écrite au burin de l’hypocrisie est le corollaire tangible des rangs de sortie dans les écoles ou à Saint-Cyr afin de choisir l’excellence de la bonne légion. Mais si l’humain est aseptisé derrière les larges volutes de ses nouveaux vaccins sociaux, je ne pense pas moins que ces labellisations entrent dans un processus logique d’asservissement. Le dévoilement critique de ces normes inesthétiques n’interdit pas de penser qu’elles sont logiques. La société est précisément l’asservissement des conditions naturelles autour de la création de normes et de normalismes. Il est donc logique de lire ces normalismes sur le dévers des libertés glissantes.

 

Les écoles de commerce représentent le royaume paroxysmique du rien où l’on apprend à entrer dans la vie active, sans savoir rien de fondamental. Les écoles de commerce (faites pour apprendre le commerce) sont donc faites pour ne rien apprendre du tout, si ce n’est à commercer. Mais la question est : quoi ? L’auto-entretien des rapports de force au sein de la société civile se façonne donc d’abord et en premier lieu par les labels que les écoliers portent comme un blason sur la serviette de leur laptop. Quelle belle mère n’a pas déjà rêvé en entendant HEC ou ESSEC (mais HEC surtout) suspendu sur la bouche puante de vanité de son gendre ? Sciences fondamentales ? Arts plastiques ou autres esthétiques ? Littérature ? Mais, voyons, sois réaliste et vis avec la réalité, achète plutôt la nouvelle cocarde moderne – 20% de produit gratuit sur le site en ligne d’HEC ? Le Saint-Graal du travailleur moderne est donc atteint quand il devient admissible puis admis dans ces fameuses écoles de vauriens, où l’on apprend à ciseler les canines qui rayent les parquets de l’hypocrisie plutôt que l’investiture intellectuelle et culturelle réservée à quelques nantis irresponsables. Mais à mesure que les échelles sociales commencent d’être franchies, car on les franchit déjà avec ses bons carnets de Terminale, de nouvelles s’ouvrent à vous qu’il faut collectionner comme font les philatélistes. Les diplômes vont alors s’empiler les uns sur les autres à la faveur de charges et de stages de rien, pour avoir les plus hauts arguments et justifier des hausses tarifaires et des augmentations salariales… Si par bonheur le Français n’a pas déjà fichu le camp à Londres ! Le diplôme ne sanctionne plus aucune valeur et c’est pour cette raison que la Baccalauréat peut encore supporter toutes les discussions populaires sur l’Éducation Nationale : le problème n’est pas là. Les diplômes sont complètement dissous dans cette espèce de chasse aux papillons à laquelle se livrent les élèves, illusionnés par l’engraissement en règle de leur CV, similaire à celui des foies des canards et d’oies. Les collections passent de mains en mains et les études supérieures sont fières de présenter sans cesse leur nouveau lot de candidats agrégés pour perpétrer une fois et encore les mêmes rapports de domination au sein du monde social. Ah ! Mais je ne dis pas que les petits bougres ne sont pas méritants quand ils obtiennent en un tournemain un DEA de fin d’étude, en recyclant un rapport de stage pré-pré-prémâché, sans parler des doubles diplômes tacites avec les universités partenaires, cherchant à remplir les salles de non-cours au discrédit des salles obscures.

 

Mais comment sérieusement voir en ces gueules de jeunes cons des types diplômés, quand le seul art dans lequel 50 % des diplômés se sont rendus maître est celui de la glande, de la pompe ou de la sèche ? Alors oui, l’entrée dans la société civile et la société du travail change en profondeur l’homme qui devient ce coupable de travailler. Mais il y a une cohérence toutefois, cela qu’il ne voyait pas quand il faisait ses études, il ne le voit toujours pas quand il perçoit son salaire. Les éternelles reproductions du même, qui une fois écervelé, permet de déjouer tous les plans erratiques d’une décharge de bruit blanc.

 

Les diplômes sont comme les pêches à la ligne qui visent à tirer le bon poisson pour mettre sa vie à l’abri des aléas de la vie (?) en se procurant un matelas de sécurité. Gonfler les lignes et vos labels et vous verrez votre esprit marqué au fer rouge de la pensée la plus profonde et la plus transverse. Gagnez vos lettres de noblesse accrochées sur les murs de votre salarium et vous pourrez alors prétendre à toujours plus. Misez sur les valeurs profondes de ces grands macarons et la société vous rendra le mal que vous lui avez faîtes. Soyez encouragé par la société, car elle vous prescrit votre conduite, et vous n’êtes plus même capable d’afficher un peu de bonheur, en restant avachi devant les principes du travail pour les lendemains aphones. La multiplication suspecte des icônes au blason en filigrane vous garantit une charge tant et plus et soyez félicité lorsque vous pourrez tendre les mains dans toutes les directions. Roulez plein phare car l’apoplexie vous guette. Ayez si peu de satisfaction de vous-mêmes, que vous passerez sans encombre les cinq cents diplômes assortis à votre existence décryptée sur les grilles de salaires en fin de mois.

 

Le diplôme fonctionne comme pis-aller au recrutement salarié. Une heure à parloter autour de pseudo-motivations (voir l’article sur la notion positive/négative du travail) pour dissimuler l’importance de l’argument principal fondé sur le label qui est assorti à votre vie. Mais, à nouveau, si ce processus de recrutement est inhumanisé ; je ne dis pas qu’il l’est moins qu’avant ; il l’est manifestement plus puisque la société fait ses choux gras des poncifs sociaux-gauchistes modernes appliqués au monde de l’entreprise. L’entreprise sociale ! L’entreprise écologique ! Bref, tous les choux vendeurs sur l’épitaphe du travailleur inégalitaire. Le label que je brocarde comme soupesant des non-valeurs est, pourtant, le critère objectif et non humain qui permet précisément de faire du recrutement, de l’embauche et de l’estime des autres une science non confuse. Que ne serait-il pas difficile de devoir écouter parler humainement une personne (au-delà de ses travers) pour devoir commencer à l’apprécier et à l’estimer ! Non, heureusement les diplômes passés sont là qui nous simplifient la tâche. Et l’argent qui va avec fournit l’autre critère objectif qui permet de trancher des questions d’ordre subjective. Diplôme + Argent = Patrimoine + Succès + Superargent. Art ? Esthétique ? Pardon, mais pas dans cette équation.

Par pseudonymes1 - Publié dans : Anthropologie sociale
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 15:37

J’avais calculé qu’en 2004, 50% du bénéfice global des firmes du CAC 40 aurait suffi à dissiper 50% du chômage français, soit à dissiper l’intégralité du chômage conjoncturel. Lorsque les grandes entreprises sont des firmes qui ne sont plus capables d’être en perte et qui parviennent à justifier des licenciements à travers les raisons économiques des filiales, alors que la mère peut absorber toutes les mauvaises hormones ; la société marche sur la tête si elle n’est plus capable de vouloir prendre les responsabilités qui sont les siennes. Le mécanisme de rachats/fusions en masse est un symptôme que ne pouvait pas voir Marx, mais il montre bien le refus de payer ses charges sous le prétexte de l’autonomie. Les sociétés font de grands yeux à celles qu’elles couvent sous leurs ailes, mais il leur est impossible de reprendre les actifs humains, car ceux-là n’intéressent pas. Sous la coupe d’une nouvelle tutelle, les sociétés sont démissionnaires. Les agrégations massives de l’économie participent des sempiternelles logiques de la productivité et des économies d’échelle, mais ce qui devient intéressant est que les rachats d’entreprise ne concernent plus que les actifs et non les passifs. Les prix de rachats sont diminués des passifs et les passifs liquidés lorsque la clé du vengeur masqué ferme le verrou et les liquidités. Les chiffres sont consolidés par grandes masses mais les dettes et les crédits s’annulent en regard, comme si l’activité avait un côté immatériel qui viendrait se dissiper à l’heure de payer les impôts. Les grandes entreprises, qui s’apparentent aux nouveaux messies modernes inféodées aux pantins gouvernementaux ou l’inverse, tiennent les rênes de l’entreprise et jamais la bride se sera lâchée qui consiste à faire hennir l’ouvrier ou le bon soldat quand on estime que les cadences ne suffisant pas. Les chefs comme les potentats imaginaires qui s’imaginent investis du devoir de l’économie à la semelle de leur bon vouloir. Les grandes cavalcades régicides qui intronisent les chefs de projet comme les nouveaux sous-dieux de l’économie féerique. La multiplication boulimique des charges outrancières pour un surinvestissement patibulaire du travail et la morne supplique des fins de journée harassées.

 

Le chômage est entretenu par les grandes entreprises pour maintenir une pression à la baisse sur les salaires. Le chômage provient d’une conspiration des riches pour continuer à asservir les pauvres par la tyrannie des rapports sociaux et financiers. Malheureusement les pauvres  n’ont plus le visage des nègres, des juifs ou des femmes. Tous les ouvriers sont cependant ces bêtes corvéables qui servent les desseins des maudits attendant le bûcher de leur Jugement.

Par pseudonymes1 - Publié dans : Economie politique
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 15:03

Oui, mais pas seulement.

 

Visez le sous-entendu. Il ne s’agit pas de se repaître du cliché suivant lequel le tertiaire est la nouvelle consolante des secteurs agraires et industriels. Cela est vu depuis longtemps. Rappelons au passage une de mes thèses selon laquelle le tertiaire représente le royaume du non-travail. Mais ce n’est pas là l’idée que je tiens à développer.

 

Petit rappel étymologique : « De l’ancien français travail « tourment, souffrance » (XIIème siècle), du bas latin (VIème siècle) tripálĭus du latin tripálĭum, « instrument de torture à trois poutres ». La racine trav provient de trab, trabis : « poutre ». » Cela entend évidemment que le travail comporte une valeur négative. Mais au sein de la modernité postindustrielle, caractérisée par l’essor du tertiaire (et donc du non-travail au sens de la production de biens de consommations, accroissement de la productivité oblige), le travail doit faire montre d’une valeur positive pour trouver acquéreur.

 

Le travail est au croisement de tous les concepts au sein de la société moderne et médiatise de ce fait toute pensée d’ordre politique ou sociologique ; évidemment, il ne s’agira pas dans cet article de revoir l’ensemble des déterminismes qui s’y rattachent. Le travail (tertiaire) nécessite, au sein de la répartition actuelle des forces de travail, l’adhésion positive du travailleur au sein de son poste. Ce sont les valeurs positives axées sur les compétences (ô sacrées saintes compétences de rien couronnées par les agrégations des études supérieures !) qui font la correspondance entre le CV (concept signifiant l’intégralité des valeurs positives de l’homme au sein de la charge qu’il cherche à occuper) et l’homme… qui doit travailler. Le travail, qui était donc un fardeau, est presque devenu une récompense pour l’homme civil qui a accepté à torts et à cris les charges supérieures incombant à la superbe de son poste.

 

L’hypocrisie est la détermination subjective de l’homme au sein de la société. Ce n’est pas nouveau ; par définition, la société est la perversion de l’homme qui agit au sein d’une sphère qui préside à son comportement. La sphère est celle du voisinage qui porte un regard, le qu’en-dira-t-on et tout ce que vous voulez. Cette société qui pousse l’homme à agir tel qu’il ne le ferait pas si cette sphère ne fût pas aussi présente est une perversité axant l’agir sur des valeurs négatives. Ce qui n’entend pas qu’il n’y ait pas de valeurs positives de certains postes, dans lesquels les hommes s’éclatent en accomplissant les charges qu’ils aiment. Mais pour préserver l’hypocrisie ambiante (et non reconnue comme telle, constitutive du phénomène de progrès), l’homme doit démontrer des valeurs positives au sein de son adéquation avec le poste qu’il brigue. L’homme doit prouver ce qu’il peut apporter à l’entreprise, l’homme doit montrer les valeurs positives qui le font correspondre avec sa charge.

Par pseudonymes1 - Publié dans : Herméneutique
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